Posté le
Par Amandine Glévarec

« Borderline » d’Anne-Catherine Menétrey-Savary

Anne-Catherine Menétrey-Savary, Borderline

Dans les rayons des bouquineries, les critères de sélection des livres changent, une belle tranche rouge, un état parfait, une maison d’édition que l’on connaît de réputation, un tout petit prix, et à peine prend-on le temps de lire le résumé que déjà la décision est prise. Borderline, un si joli terme, tellement à la mode. Qui ne l’est pas ? Les bobos se sentent concernés, et ça fait doucement écho avec mon goût inavoué pour les maladies mentales.
Lire la suite « « Borderline » d’Anne-Catherine Menétrey-Savary »

Posté le
Par Amandine Glévarec

« Peau morte » de Manon Leresche

2014-05_BAN_peau-morte

Soyons directs, cette histoire commence très mal. Une jeune fille, Manon Leresche, 16 ans, se retrouve une nuit dans un tunnel, trois hommes la violent. Que faire de cette douleur ? En accord avec son professeur, elle décide de s’appuyer sur ce traumatisme pour rédiger son travail de maturité, dont le sujet est libre, et qui est indispensable en Suisse pour obtenir le baccalauréat. Vient ensuite, par la maison d’édition L’Aire, la publication de ce travail de maturité, et donc l’exposition auprès du grand public, des lecteurs, de ce traumatisme. Comment recevoir ce témoignage ? Comment oser le juger d’un point de vue littéraire, tout en gardant à l’esprit l’empathie et la tristesse générées par ce viol ? Une chronique qui commence donc par des questions, et qui se gardera bien d’y répondre.
Lire la suite « « Peau morte » de Manon Leresche »

Posté le
Par Amandine Glévarec

« Les Prochains » de Pascal Rebetez

Couverture de Les Prochains, de Pascal rebetez

Je connaissais Rebetez de nom, comme éditeur, et puis un jour j’ai eu la surprise de découvrir un de ses livres dans ma PAL sans fond. Un petit opuscule, format familier des éditions d’Autre part. Le titre m’a d’abord séduite, Les Prochains, il interroge bien sûr. Et puis un « concept » ensuite, car il s’agit d’une suite de vingt-cinq portraits composés par l’auteur. Je me suis dit que ce format était idéal pour alterner avec des romans, pour picorer, puis finalement, prise au jeu, je l’ai dévoré d’une traite.
Lire la suite « « Les Prochains » de Pascal Rebetez »

Posté le
Par Amandine Glévarec

« Sonny » de Philippe Testa

Couverture de Sonny, de Philippe Testa

Il y a des livres qu’on ne devrait pas lire, tout simplement parce qu’on ne devrait jamais être amené à les croiser. Une lectrice française, un auteur suisse romand qui semble avoir disparu des médias depuis 2011, une maison d’édition qui n’existe plus… et puis un hasard, le conseil d’un ami, et voilà que je me retrouve avec Sonny de Philippe Testa entre les mains. Et j’avoue que j’ai bien du mal à le lâcher.
Lire la suite « « Sonny » de Philippe Testa »

Posté le
Par Amandine Glévarec

« Jusqu’ici tout va bien » de Fred Valet

Couverture de Jusqu'ici tout va bien, de Fred Valet

Une fois n’est pas coutume, j’ai rencontré l’auteur avant de lire le bouquin. Par le biais d’un ami commun, et grâce à la magie de Twitter, j’ai donc bu une (ou deux ou…) bières avec ce grand jeune homme qu’est Fred Valet, à une table du Great Escape, où l’on s’entendait autant qu’on se voyait, assez peu donc. C’est ensuite, toujours avec un grand plaisir, que j’ai retrouvé la personnalité du bonhomme, un drôle de mélange d’humour et de tendresse, tout au long des pages de Jusqu’ici tout va bien. Car ce livre, avant d’être publié, était un journal, tenu tout au long de la grossesse de sa femme par le futur papa, qui passe d’une joie sans faille à des angoisses bien plus profondes. Le ton est léger, mais grave, et comme l’indique très clairement l’avertissement en préambule :

Ce livre n’est pas un manuel de super futur papa. Je l’emmerde, le super futur papa.

Lire la suite « « Jusqu’ici tout va bien » de Fred Valet »

Posté le
Par Amandine Glévarec

« Babylone » de Baptiste Naito

Couverture de Babylone, de Baptiste Naito

Babylone fait partie de ces rares livres romands que j’ai eu envie de lire alors que je vivais encore en France. Parce qu’on m’en avait parlé, en bien, que le titre m’avait fait tilt, que le résumé sur Amazon m’avait interrogé. Mais tout de même pas assez pour investir plus de 35 euros pour un bouquin que je n’avais même pas pu feuilleter.
Lire la suite « « Babylone » de Baptiste Naito »