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Par Amandine Glévarec

« La Vieille maison » d’Oscar Peer

peer-BANC’est une terrible histoire qui nous est racontée là. Le père de Chasper Fluri vient de mourir. Ça fait bien longtemps qu’ils vivaient seuls tous les deux, depuis la mort de la mère, depuis la disparition du frère. Le père passait certes la plupart de son temps au bistrot, sans payer et en buvant de bons cognacs, le fils regardait sa vie défiler, sans vraiment oser y toucher, surtout pas aux femmes. Et le voilà, vieil orphelin de quarante ans, pris à la gorge par les dettes laissées par ses parents. Lemm, le tenancier du bar – et un peu plus que ça, car c’est connu, lui il maitrise les chiffres – voit l’affaire juteuse se présenter, limite même qu’il est prêt à éponger les dettes du Père, voire à donner une rallonge à Chasper, le généreux filou. Mais en échange, il veut la maison, unique en son genre, vieille de 300 ans, l’attrape touriste par excellence. Pourtant Chapster, pour la première fois de son existence, s’oppose à ce qui est écrit.
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Par Amandine Glévarec

« Le Sourire de Thérèse » de Laurent Koutaïssoff

sourire-BANComment Hans Meier est-il devenu Jean Méyère-Castell ? La réponse – les réponses plutôt, car il en faut des événements dans une vie pour devenir ce que nous sommes – vous seront données au gré de flash-back savamment organisés. Rien n’est laissé au hasard dans le livre de Laurent Koutaïssoff. Et à cette première voix vient bientôt se mêler celle du père, Gottfried Meier, grâce à des mémoires découverts après sa mort. Il est question de filiation dans ce roman, de comment nous nous construisons en opposition à nos parents, pour un jour nous rendre compte à quel point nous leur ressemblons.
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Par Amandine Glévarec

Entretien avec Laurent Koutaïssoff

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Amandine – J’ai vu que vous aviez travaillé pour le théâtre auparavant. Comment en êtes-vous arrivé à écrire Le Sourire de Thérèse ?

Laurent Koutaïssoff – Je me suis toujours intéressé à l’écriture, depuis que j’ai 12 ou 13 ans. J’ai cependant commencé par la poésie. Ensuite, je me suis principalement consacré au théâtre. J’ai écrit et mis en scène monté plusieurs spectacles qui ont été joués à Lausanne et à Genève. La poésie est un monde en soi, mais avec le théâtre, on va jusqu’au bout du texte, jusqu’à son intreprétation, son incarnation. C’est fascinant de voir son texte exister par la voix d’un autre… Mais l’envie d’explorer différents modes d’expression littéraire ne m’a jamais quitté, et j’ai voulu me lancer dans la prose, d’où mon premier roman, La Mort de la carpe, essentiellement basé sur des souvenirs d’enfance. Le deuxième, Le Sourire de Thérèse, est une fiction.
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Par Amandine Glévarec

« Miséricordes » de Joël Espi

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Miséricordes. 100 pages. 100 pages que j’ai bien du mal à vous résumer tellement ce court roman m’a remuée, m’a fait m’interroger sur un sujet ô combien complexe. Pourtant, le premier chapitre, si court – 5 lignes – résume déjà le débat. Deux personnages. Un prêtre qui se suicide, un jeune homme qui l’a fréquenté pendant quelques années. En toile de fond, un soupçon de culpabilité. Pédophilie. Le mot est lâché. Un de ces mots qui font que chacun se fait une idée en moins de deux secondes. Le jugement est là, à l’emporte-pièce. Et pourtant, rien n’est si simple en ce bas-monde.
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Par Amandine Glévarec

« L’Alphabet des anges » de Xochitl Borel

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Livre conseillé, puis livre offert, avais-je d’autres choix que de le lire ? Il me semble bien pourtant qu’en vadrouille dans une librairie, la bio seule m’aurait dissuadée de l’acheter (« Née en 1987, Xochitl Borel, musicienne et voyageuse anarchiste » : je vous laisse déduire par vous-mêmes ce qui m’aurait fait tiquer). Bref. Le livre est là, avec sa jolie couleur lavande. Lavande que je vais bientôt finir par ne plus supporter, car ces 130 pages m’ont passé le goût des fleurs, des arbres et des couleurs.
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Par Amandine Glévarec

Entretien avec une lectrice… comme une autre ?

lilithAmandine – La lecture, depuis toujours ?

@Lilithvav D’aussi loin que je me souvienne, oui. Sans vouloir créer de toutes pièces une mythologie des origines, j’ai très tôt été fascinée par les signes que constitue l’écriture pour une personne ne sachant pas lire – en l’occurrence, moi enfant. J’ai eu la prescience d’un monde entier dissimulé derrière des symboles hermétiques, dans lesquels j’avais hâte d’être autorisée à entrer. Cette prime initiation a grandement influencé la direction première donnée à mes études, par la suite.
Dès que j’ai su lire, je n’ai plus lâché les livres.

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Par Amandine Glévarec

« La Grande peur dans la montagne » de Charles-Ferdinand Ramuz

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Prenez un Suisse romand qui touche un peu son puck en littérature. Discutez avec lui 5 minutes. Normalement, il ne lui en faudra pas plus pour qu’il vous cite Ramuz (et Chessex, mais c’est une autre histoire). Alors me voilà, la Française fraîchement débarquée à Lausanne, et je me dis tentons, attaquons cette montagne, cette sommité, cette référence absolue. Oui, j’ai un peu peur. La lecture avançant, j’ai surtout peur de ne pas réussir à le finir, mais allons dans l’ordre.

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Par Amandine Glévarec

« Le Ciel identique » de Stéphane Blok

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C’est en musique que j’ai découvert ce texte, lu par Julien Burri, accompagné à la guitare par Stéphane Blok, un soir, à la bibliothèque Chauderon. Assez intriguée par ces histoires d’eau, j’ai eu envie d’avoir le fin mot de l’histoire. Encore plus intriguée par le format du livre, quelques lignes par page, j’ai eu envie de vous en parler, pour qu’à votre tour, telle la narratrice, vous vous posiez des questions.

Comment se fait-il que cet endroit m’apparaisse si différent ?
Elle descend l’escalier et sort de l’immeuble.
Comment ai-je pu à ce point ne pas voir le temps passer ?
Le trottoir est mouillé, le ciel est bleu.

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