« Le Vestiaire de Lilith » de Germano Zullo

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Y a plus sexe que la Suisse. Non mais sérieux. Fermez les yeux, vous voyez quoi ? Des vaches et des alpages, Heidi et des marmottes si vous avez l’imagination un peu fertile. (Je ne vous juge pas.)

Mon chaud sang latin ne faisant qu’un tour, j’ai décidé de prendre le problème à bras-le-corps et de me poser sérieusement la question : les Suisses aiment-ils parler d’amour ?

J’opte pour une fille dont je connais le nom et admire le prénom : Albertine. Habituellement dessinatrice de presse ou jeunesse, la belle s’acoquine ici avec Germano Zullo pour nous faire entrer dans Le Vestiaire de Lilith. En 32 pages et quelques jolis dessins au trait fin, tout un fantasme défile devant nos yeux. Pourtant, l’histoire débute sur un malentendu (comme quoi, c’est possible) : Lilith, journaliste des plus sérieuses, s’en va interviewer une troupe de néo-burlesque, à contre-cœur il faut bien l’avouer. Et la voilà prise à contre-pied quand d’une culotte elle se saisit par erreur ! Il n’en fallait guère plus pour que son imagination s’enflamme et rebondisse ludiquement de vêtements en accessoires. Pas de quoi contenter son rédacteur en chef certes, mais il y aura au moins une heureuse dans l’histoire.

Lilith répondait aux questions avec beaucoup d’éloquence. Le timbre de sa voix était profond et très vite Ève resta littéralement subjuguée par le rythme de sa diction. Les autres membres de la troupe tourbillonnaient dans la loge et, tout en se démaquillant et se déshabillant, ponctuaient ici ou là les propos de Lilith par une plaisanterie.

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Par Amandine Glévarec

Logo de l'éditeur, (ill. Albertine), Le Vestiaire de Lilith, Humus, 2012, 34 p.
ISBN 9782940127658978-2-940127-65-8

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