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Par Amandine Glévarec

Entretien avec Coline Ladetto

Le Café des voyageurs, Coline Ladetto

Amandine Glévarec – Coline, la pièce que vous avez montée – Le Café des voyageurs – est librement inspirée de la nouvelle éponyme de Corinna Bille, pourquoi le choix de cette auteure ?

Coline Ladetto – Je ne connaissais pas Corinna Bille. Comme je suis également valaisanne, un ami m’a offert la Fraise noire, un recueil de ses nouvelles, afin que je découvre cette auteure. J’ai été frappée par cette histoire.
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Par Amandine Glévarec

Entretien avec Nicolas Verdan

Nicolas Verdan, © Philippe Pache

Amandine Glévarec – Quels sont tes rapports intimes avec la Grèce ?

Nicolas Verdan – Ma mère est née en Grèce en 1944, lors d’une des périodes les plus noires de l’histoire de ce pays. Elle a survécu à la famine et aux exactions nazies qui se produisaient dans les villages comme le sien. Son père, mon papous (= grand-père), vit toujours. Il a 95 ans. Le lien intime commence à travers ces liens familiaux forts. Au fil du temps, cette initimité dans la relation à mon pays d’origine maternelle s’est construite également à travers des rencontres avec des amis. Autant de nouvelles manières de voir et de ressentir ce pays. Mais je dirais que mon lien le plus profond, le plus tendu, le plus manifeste s’exprime dans ce bonheur sans cesse renouvelé que je ressens en séjournant à Athènes. Athènes, c’est le manque, le manque permanent. Et c’est ce besoin d’agir et de vivre pour le combler qui m’anime.
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Par Amandine Glévarec

Rencontre avec Daniel de Roulet

Daniel de Roulet à Tulalu!? © Sandra Hildbrandt

Pierre Fankhauser – Vous revenez de huit mois à l’étranger, pour reprendre votre formule, peut-on dire que « vous vous êtes assuré contre l’oubli » ?

Daniel de Roulet – Durant ce voyage dans les deux Amérique, j’ai fait trois choses – au niveau de l’écriture : la plus importante, c’est qu’après 35 ans de mariage, je me suis retrouvé avec ma femme pendant huit mois, nuit et jour. Pour garder une distance, je lui ai écrit chaque jour une lettre, sans lui dire que je lui écrivais. À la fin du voyage, quand nous sommes arrivés en Alaska – nous étions partis de Patagonie – je lui ai donné ces lettres, plus de deux cents, et elle est tombée des nues.
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Par Amandine Glévarec

Entretien avec Nicolas Feuz

Nicolas Feuz, © Dominique Derisbourg

Amandine Glévarec – Cher Nicolas, tu exerces un métier qui excite l’imagination, peux-tu nous en dire plus ?

Nicolas Feuz – En tant que juge d’instruction (durant 12 ans), puis procureur (depuis 5 ans), j’assume la direction de la police dans les affaires judiciaires. Schématiquement, ça commence par des services de permanence, durant lesquels tu es appelé à te déplacer sur les lieux d’homicides intentionnels (meurtres, assassinats), d’homicides par négligence (accidents de la route, de travail, de plongée, etc.), d’autres morts non naturelles (suicides, overdoses), d’accidents d’une certaine ampleur (avions, trains), d’incendies, de braquages à main armée, de grosses saisies de drogue et j’en passe. La direction de la police judiciaire assumée par un magistrat est également incontournable lorsqu’il s’agit de mettre en œuvre des mesures de surveillance secrètes, comme des écoutes téléphoniques, caméras, micros, balises GPS, chevaux de Troie et agents infiltrés. Dans les affaires d’une certaine importance, tu te retrouves donc au cœur de l’enquête.
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Par Bertrand Schmid

Entretien avec Alexandre Friederich

Alexandre Friederich, © Eddy Mottaz

Bertrand Schmid – Alexandre, tu as publié deux livres relativement proches dans la forme aux éditions Allia, easyJet et Fordetroit, tous deux des récits d’expérience plus que de voyage. Pourrais-nous dire ce qui t’a mené à faire ces deux expériences ?

Alexandre Friederich – « Écrivain-voyageur » relève du vocabulaire du marketing. L’inclusion d’un nombre chaque jour plus grand d’auteurs sous cette étiquette neutralise le sens initial proposé par Michel Le Bris, celui d’un aventurier qui prend des notes de type littéraire. Or, il n’y a plus d’aventuriers ; Mike Horn l’a prouvé en créant des défis sur mesure tels que le tour du Monde sur la latitude zéro. Quant aux écrivains, ce sont des hommes assis. J’ai toujours voyagé et fait du sport, les expériences rapportées dans easyJet et Fordetroit, qui font partie d’un ensemble commencé en 1999 avec Trois divagations sur le Mont Arto ont avant tout pour but de réfléchir en mouvement ou, pour le dire avec prétention, de confronter les idées et le réel.
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Par Amandine Glévarec

Entretien avec Eric Felley

Eric Felley

Amandine Glévarec – Je ne suis pas en Suisse depuis assez longtemps pour savoir à quel fait divers vous faites référence dans La Disparition de la petite Lisa, pourriez-vous m’en dire plus ?

Éric Felley – Il s’agit de la disparition, le 28 septembre 1985, de la petite Sarah Oberson, à l’âge de cinq ans à Saxon en Valais. C’était un samedi en fin d’après-midi, elle partait de ses chez parents pour aller chez sa grand-mère dans une maison voisine. Et elle a disparu pour toujours. À l’époque, les recherches avaient pris une dimension nationale et internationale, sans succès jusqu’à ce jour.
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Par Amandine Glévarec

Entretien avec Jean-Bernard Vuillème

Jean-Bernard Vuillème, © Yvonne Boehler

Amandine Glévarec – Jean-Bernard, vous êtes né en 1950 et vous êtes – outre votre travail d’écrivain – chroniqueur littéraire. Ma première question va sans doute vous paraître assez directe, mais je crois que vous êtes particulièrement bien placé pour y répondre : trouvez-vous que – pour la littérature romande – nous puissions parler d’un « avant » et d’un « après » Chessex ?

Jean-Bernard Vuillème – Je ne crois pas, ce serait faire bon marché d’autres écrivains romands importants de sa génération, à commencer par Chappaz. Ce qui est réjouissant au temps de l’immédiat électronique et du zapping permanent, dont on se dit qu’il pourrait produire un désert littéraire, une soudaine absence, c’est le foisonnement de jeunes auteurs en Suisse romande et la vivacité de la littérature dans cette région minuscule. Et je ne pense pas que cela ait un lien particulier avec le parcours de Jacques Chessex. La littérature n’a pas besoin d’AOP.
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Par Amandine Glévarec

Entretien avec Lolvé Tillmanns (septembre 2015)

Lolvé Tillmanns, © Jay Louvion

Amandine Glévarec – Ce qui interpelle tout d’abord, pour ceux qui comme moi ont lu 33, rue des Grottes, c’est le changement radical de sujet. Comment en es-tu arrivée à passer d’un thème post-apocalyptique à un roman familial ?

Lolvé Tillmanns – Chaque roman est un chemin, une aventure et je n’aime pas refaire les mêmes balades. Et finalement, je ne suis pas certaine que ces deux histoires soient si distantes l’une de l’autre. Certains thèmes se retrouvent dans tout ce que j’écris, même si l’emballage peut être radicalement différent.
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Par Amandine Glévarec

Entretien avec Arthur Brügger

Arthur Brügger

Amandine Glévarec – Cher Arthur, écrire si jeune est toujours remarqué. Mais à vrai dire, depuis quand écris-tu ?

Arthur Brügger – L’écriture m’accompagne depuis longtemps. J’ai commencé à écrire assez jeune, au début de l’adolescence je dirais ; j’écrivais alors ce que je lisais, à savoir des récits d’aventure, teintés de science-fiction ou d’heroic fantasy. Cela répondait alors à un besoin d’évasion surtout, l’écriture était une sorte de fuite, de bulle, en quête d’imaginaire. Il y a eu un changement à la fin de l’adolescence : vers 16 ans, je pense que j’ai commencé à prendre l’écriture plus au sérieux, trop peut-être. J’ai écrit mes premières nouvelles, qui sortaient alors du cadre fantastique, et que j’adressais à mes proches. Pour moi l’écriture a très vite été une façon de dire ce que, dans le quotidien, par trop de maladresse ou de timidité, on ne peut pas dire. Ces mots coincés au travers de la gorge. L’écriture offrait une façon de dire entre les lignes l’inexprimable. J’ai écrit mes premières nouvelles avec la crédulité naïve qu’elles permettraient de guérir, d’aider, de soulager : une écriture thérapeutique si l’on veut, à la fois pour moi mais aussi pour celui ou celle à qui j’adressais mon texte.
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Par Amandine Glévarec

Entretien avec Daniel Pellegrino (éditions Atrabile)

Atrabile

Amandine Glévarec –Qui se cache derrière les éditions Atrabile ?

Daniel Pellegrino – À l’heure actuelle, Atrabile c’est trois personnes : Aline Peter, graphiste, qui nous a rejoints il y a deux ans environ ; Benoît Chevallier, également graphiste, avec qui j’ai fondé Atrabile il y a maintenant 18 ans ; et ma petite personne.

A. G. – Et vous, qui êtes vous, cher Daniel ?

D. P. – Daniel Pellegrino (ex-libraire, ex-loueur de K7 vidéo, ex-cancre momentanément égaré dans une école de commerce).
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