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Par Amandine Glévarec

Entretien avec Anita Rochedy

Anita Rochedy

Amandine Glévarec — Chère Anita, as-tu découvert les écrits de Paolo Cognetti avant de le rencontrer ou est-ce l’inverse?

Anita Rochedy — Quand j’ai rencontré Le Garçon sauvage, je ne connaissais pas encore Paolo: son carnet de montagne trônait parmi les acquisitions toutes fraîches de la bibliothèque des Pâquis, à Genève, où j’avais mes habitudes. Je l’ai lu d’une traite, et quand je l’ai refermé, j’ai pensé à L’homme qui plantait des arbres, la nouvelle de Giono que j’aime tant, et je me suis dit qu’avec ce livre, Paolo venait de planter rien d’autre qu’un séquoia géant. Je lui ai donc écrit, pour le remercier, évidemment, mais aussi pour savoir si le pin mugo des Dolomites avait pris racine… et si les droits pour une transplantation française étaient encore disponibles.
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Par Amandine Glévarec

Entretien avec Paolo Cognetti

Paolo Cognetti

Anita Rochedy — Je serais beaucoup plus difficilement rentrée en contact avec toi si tu n’avais pas tenu le blog capitano mio capitano. À quel moment de ta vie d’écrivain as-tu ressenti le besoin de créer cet espace ? Que t’a-t-il apporté et quel rôle a-t-il joué dans l’écriture du Garçon sauvage ?

Paolo Cognetti — Pendant des années, j’ai eu un rapport compliqué avec l’écriture : j’écrivais peu, avec beaucoup de peine, et je ne pouvais pas faire lire un texte à quelqu’un sans l’avoir d’abord travaillé en long et en large. Il me manquait une certaine légèreté, une immédiateté, une fluidité (qui me manquent encore un peu aujourd’hui).
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Par Amandine Glévarec

Rencontre avec Noëlle Revaz

Noëlle Revaz à Tulalu!?

Pierre Fankhauser – Dans Efina, vous avez décidé de laisser une grande place aux lettres, envoyées ou en cours d’écriture. Pourquoi avoir choisi ce mode épistolaire pour parler de la relation amoureuse entre Efina et T. ?

Noëlle Revaz – C’était quelque chose de spontané pour moi d’utiliser la forme épistolaire. C’est d’ailleurs une semi-forme épistolaire puisqu’il y a des lettres dans tous leurs stades d’évolution. Quand on écrit un texte, il n’y a presque jamais un premier jet pur, on tourne les mots, on les écrit, on les efface. J’ai essayé de rendre ces hésitations, et puis je me suis rendu compte que c’était un moyen pour moi d’introduire le monologue, ou du moins une certaine forme de « je ». Je me suis aperçue aussi que ce livre arrivait à un moment, dans mon parcours d’écrivain, où j’arrêtais d’écrire des monologues pour passer à la troisième personne. C’est comme un livre hybride entre un monologue, qui n’en est pas un puisqu’il s’agit de lettres, et le récit qui prend le dessus. Les deux s’entremêlent. C’est ce que j’ai observé après, mais sur le moment j’avais simplement envie d’utiliser encore une fois cette première personne et d’exprimer une intériorité.
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Par Amandine Glévarec

Entretien avec Roger Simon-Vermot

Roger Simon-Vermot

Amandine Glévarec – Cher Roger, vous avez été pendant 15 ans le rédacteur en chef du Messager boiteux. Pouvez-vous nous en dire plus sur cet almanach afin d’éclairer la lanterne de notre lectorat français ?

Roger Simon-Vermot – C’est le plus vieil almanach d’Europe (108 ans). 182 pages, rubriques jardinage, horoscope, rétrospectives de l’année en Suisse, dans les cantons et dans le monde, composition des autorités nationales et cantonales, tarifs postaux en vigueur, mouvement des chefs d’État dans le monde, manifestations à venir dans l’année prochaine en Suisse romande et en France voisine, les principaux résultats sportifs de l’année écoulée, prévisions du temps pour l’année à venir selon un secret que nous nous transmettons de rédacteur en chef en réd’ en chef. Plus plein de sujets allant de l’histoire de la cuillère à la BD, en passant par des artisans originaux, les médecines parallèles, etc. Il se vend à environ 80’000 exemplaires sur le territoire de la Suisse romande dans les kiosques, librairies, supermarchés et par un marchand ambulant. Il sort toujours lors du dernier marché folklorique de Vevey (fin août, début septembre).
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Par Amandine Glévarec

Entretien avec Emmanuelle Brom

Centre Culturel Suisse (CCS), à Paris

Amandine Glévarec – Chère Emmanuelle, vous êtes libraire au Centre Culturel Suisse à Paris. Quelle est la vocation première du CCS ?

Emmanuelle Brom – Le centre culturel suisse est un lieu de promotion/diffusion des artistes suisses. La librairie se veut être le reflet de la mission du CCS mais côté livres. La programmation se déroule sur trois expositions pluridisciplinaires par an d’environ trois mois chacune. Le CCS accompagne chaque exposition d’un journal, Le Phare, qui reprend en détail la programmation et qui donne aussi sa place aux livres parus récemment dans les pages « made in CH ».
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Par Amandine Glévarec

Entretien avec Olivier Racine

Olivier Racine

Amandine Glévarec – Bonsoir, Olivier, pourriez-vous vous présenter – en quelques mots – à nos lecteurs ?

Olivier Racine – Bonsoir, Amandine, chers lecteurs. Je déteste l’injustice sous quelle forme que ce soit et suis épris de liberté vraie. Je veux dire par là, et en prenant l’exemple d’un tour du monde, que de le faire avec un billet préétabli est paradoxalement et à mes yeux un voyage sous contrainte.

A. G. – Cervin et Toblerone en Corée du Nord n’est pas votre premier écrit, mais il est néanmoins le premier publié par une maison d’édition, est-ce que ça change quelque chose pour vous ?

O. R. – Je prends le risque en commençant et en terminant par une citation : « La modestie va bien aux grands hommes. C’est de n’être rien et d’être quand même modeste qui est difficile » (Jules Renard).
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Par Amandine Glévarec

Rencontre avec Etienne Barilier

Etienne Barilier & Isabelle Falconnier

Isabelle Falconnier – Est-ce important pour un écrivain de rencontrer ses lecteurs ?

Etienne Barilier – C’est très important parce qu’écrire est un travail très solitaire. Il fut un temps, malheureusement passé pour moi, où je rencontrais chaque semaine des étudiants. On a souvent l’impression d’écrire, je ne dirais pas « dans le vide », mais sans savoir ce qui advient de ce qu’on a fait. Votre présence aujourd’hui me laisse penser que je n’ai pas écrit en vain. C’est important de vous voir incarnés, vous, lecteurs.
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Par Amandine Glévarec

Rencontre avec Jacques Roman et Christophe Fovanna

Jacques Roman & Christophe Fovanna

Pierre Fankhauser – Tout a commencé par une lettre envoyée à Art&Fiction ?

Jacques Roman – Oui, tout a commencé par une lettre écrite par un fou, dont les initiales sont fortuitement les mêmes que les miennes, mais qui manifestement est plus fou que je ne suis fou. Il y a si peu de différences que j’accepte d’être pris pour le fou de la Joconde.
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Par Amandine Glévarec

Entretien avec Serge Bimpage

Serge Bimpage

Amandine Glévarec – Albertine demande à Naz, votre narrateur, pourquoi il s’est intéressé à son histoire à elle. Je vous retourne la question, pourquoi avoir écrit ce roman en vous inspirant de l’affaire Dard ?

Serge Bimpage – Le choix du sujet est souvent un mystère pour les écrivains eux-mêmes. J’avoue que je ne le sais pas moi-même, ou du moins pas exactement. En tout cas, ce fait divers m’avait marqué à l’époque, il m’a travaillé de longues années sans que je sache véritablement à quel niveau. Il fallait donc que je m’y plonge, que j’écrive dessus pour en exorciser le sortilège. C’est pourquoi je cite cette phrase de Julien Green, en exergue : « J’écris des livres pour savoir ce qu’il y a dedans. » Une chose est certaine, plusieurs de mes livres (La seconde vie d’Ahmed Atesh Karagün, La Reconstitution, Moi, Henry Dunant j’ai rêvé le monde) donnent la parole à des gens qui en ont été privés. ll n’y a rien de pire, pour un homme, que de vouloir exprimer quelque chose d’important sans parvenir à le faire. Surtout quand il a vécu un drame. C’est le cas des protagonistes de ce roman.
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Par Amandine Glévarec

Entretien avec Olivier Sillig

Olivier Sillig

O. Selfie-Cheu – La rédac’ chef du blog, fort occupée par de nouvelles contraintes professionnelles, m’envoie vous interviewer, Olivier Sillig. À mon départ, elle m’a suggéré : ce vieux charmeur, branche-le sur les communautés des années 70. Que vous avez bien connues évidemment ?

Olivier Sillig – Moi ? À peine, juste côtoyées, quelques-unes de mes sœurs, quelques amis et amies. Mais je sais que je parle bien, voire mieux, des choses que je ne connais pas, ou mal, l’Afrique, la guerre, l’amour, le sexe. Et, vraisemblablement, de la vie aussi, sans doute.

Charmeur ? Vous trouvez que j’ai l’air charmeur ?
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